La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.
La licorne est mentionnée depuis l'Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l'animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance[S 1], que ce soit dans l'iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l'eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d'authentiques « cornes de licorne » s'échangèrent durant ces périodes.
On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité la défense d'un mammifère marin, le narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d'animaux comme le rhinocéros et l'antilope. La croyance en l'existence de la licorne fut discutée jusqu'au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.
Aujourd'hui, la licorne est une créature légendaire parmi les plus typiques et les plus connues du domaine de la fantasy, de nombreux travaux d'érudits et des œuvres de fiction lui étant entièrement consacrés. L'imagerie moderne de la licorne est souvent devenue celle d'un grand cheval blanc portant une corne unique au milieu du front.
La Bible confirme l'existence des Licornes :
La Bible de Saci, la traduction d’Ostervald et d’autres versions parlent de licornes. Mais ce n’est pas le cas des versions modernes qui rendent l’hébreu de manière exacte. — Psaumes 22:21; 29:6; 92:10, MN (22:22; 29:6; 92:11, Ostervald).
les Écritures évoquent neuf fois un animal par le terme hébreu re´ém (Nombres 23:22; 24:8; Deutéronome 33:17; Job 39:9, 10; Psaumes 22:21; 29:6; 92:10; Ésaïe 34:7). Les traducteurs ont longtemps été dans le doute quant à l’identité de l’animal. La Septante grecque a rendu re´ém dans le sens de “à une corne”, ou licorne. La Vulgate latine le traduit souvent par “rhinocéros”. D’autres versions emploient “bœuf sauvage”, “bêtes sauvages” ou “buffle”. Robert Young transcrit simplement l’hébreu en anglais par “Reem”, ce qui n’éclaire pas le lecteur.
Les biblistes modernes ont pourtant grandement fait la lumière sur re´ém. Les lexicographes Ludwig Kœhler et Walter Baumgartner expliquent que ce mot désigne les “bœufs sauvages”, connus sous le nom scientifique de bos primigenius. Il s’agit là d’une “subdivision de la grande famille des ongulés à cornes”. On peut lire dans la Nouvelle Encyclopédie britannique:
“Certains passages poétiques de l’Ancien Testament évoquent un puissant et splendide animal à corne appelé re´ém. Ce mot est rendu par ‘licorne’ ou ‘rhinocéros’ dans beaucoup de versions, mais de nombreuses traductions modernes préfèrent ‘bœuf sauvage’ (aurochs) qui est le sens exact de l’hébreu re´ém.”
Document archéologique sur la licorne :
Document archéologique sur la Licorne
Alors, et si la Licorne avait bel et bien existée ?....
